mars 25, 2019

Nord-Kivu : les agents de l’assemblée provinciale réclament 108 mois impayés



De quoi vivaient-ils ?
Pourquoi n’ont-t-ils pas démissionné ?
 Des questions qui n’ont toujours pas de réponse…
Les cadres et agents de l’assemblée provinciale du Nord-Kivu revendiquent le payement de leurs primes depuis 9 ans. Ce lundi 25 mars, ils débutent un sit-in de trois jours à l'assemblée provinciale Fleur délice.
Ce personnel dit avoir longtemps patienté la réaction des autorités depuis l’an 2010 en vain. Ils s’adressent au nouveau président de la RDC Felix TSHISEKEDI et au gouverneur intérimaire Feller LUTAICHIRWA : « Nous sollicitons l’implication personnelle du père de la nation, garant du bon fonctionnement des institutions mais également du gouverneur ad intérim de la province du Nord-Kivu pour que justice soit faite ». Extrait  de la déclaration lue par un des manifestants.
Le personnel administratif de l'assemblée provincial du Nord-Kivu, a au total 140 membres dont nombreux sont responsables des familles. La grande question qui n’a pas eu de réponse c’est celle de savoir pourquoi ils ont accepté de travailler pendant toute cette période sans rémunération.
En RDC, dans  plusieurs services Étatiques les agents se plaignent de primes insignifiants qu’ils reçoivent mais les observations montrent que nombreux ne démissionnent pas. D’autres arrivent à s’acheter des belles voitures et bâtir des très belles maisons. Tout cela se cache dans la corruption qui est actuellement une pratique courante dans la plupart des services publics de l’État.


Ghislain Baraka

mars 19, 2019

Ruth TAFEBE, un mois après le festival Amani

Goma et Nord Kivu sont des noms qui ont souvent été cités dans les médias.  Sans jamais y être allé, on a l'impression d'en savoir quelque chose. J'ai été ravie de trouver à Goma beaucoup plus que ce que les médias occidentaux en disent. j'ai été ravie de constater combien l'envie de vivre y est forte. Nous méritons tous la paix. Et le Congo ne devrait pas être la victime d'un système dont les Congolais ne profitent pas. oui, je me suis sentie chez moi à Goma. Mais même si ça n'avait pas été le cas,  je souhaiterais ardemment que la paix y revienne.

L’artiste ivoirienne Ruth TAFEBE, l’une de rares stars qui ont chanté pour la paix pendant la 6ème édition du Festival Amani à Goma, se souvient après un mois, du public chaleureux croisé dans la ville touristique. Dans une exclusivité, la star connue sous son célèbre album TÉRÉ TÉ SÉGUÉ, révèle que son histoire personnelle d'enfance dans une ville , elle aussi, ayant connu des guerres,  lui a donné une inspiration  pour comprendre les stigmates des conflits dans la ville de Goma et du Nord-Kivu en général.

Retourner la paix au Nord-Kivu
« Je voudrais que des médias locaux puissent  transmettre des messages de responsabilisation. c'est ainsi que  chacun pourra comprendre le rôle (même petit) qu'il peut jouer dans le retour de la paix. il est vrai qu'il y a des forces qui nous dépassent, un système qu'il faudra du temps pour combattre, mais en s'occupant les uns des autres, de notre communauté....
Ruth TAFEBE
 On peut déjà faire beaucoup. Pour toutes les régions du monde ou l'État ne fait pas son travail de pourvoyeur d'éducation et/ou de moyens sanitaires (quelles que soient les raisons), chaque citoyen doit se demander ce qu'il peut faire pour sa communauté. On a tous quelque chose à apporter à sa communauté,  regarder tous ces enfants qui travaillent et permettent à la famille de joindre les deux bouts! ils sont la preuve que nous  pouvons tous faire quelque chose pour la communauté » ; Conclu Ruth TAFEBE. La province du Nord-Kivu est une partie de l’Est de la RDC, dont l’histoire est  très connue au monde entier aujourd’hui, à cause des tueries, kidnapping et des épidémies comme Ebola.


Ghislain Baraka
www.tassedepaix.blogspot.com

mars 14, 2019

Nord-Kivu : Un centre de transit des agents de l’OMS brulé à Lubero

Le centre de transit des agents de la riposte-Ebola vient d’être incendié ce jeudi  14 mars matin par des inconnus. Ce centre est situé à Mambowa, à l’Est de la RDC.
Ils ont d’abord saboté l’hôpital de référence de Mambowa , géré par la Communauté baptiste au centre de l’Afrique « CBCA ». Les assaillants ont  détruit  des véhicules de l’équipe de riposte et une jeep de la CBCA trouvée sur le lieu de l’attaque.
Des indiscrétions révèlent que cet acte aurait été du au manque de collaboration entre les agents de l’OMS et les groupes armés du coin qui, par colère s’en ont pris au CTE (Centre de traitement Ebola).
L’honorable KAKULE  SAASITA, un élu du coin condamne cet acte et appelle les jeunes de sa circonscription à ne pas emboiter le pas des ennemis de la paix. Ce député provincial nouvellement choisit à Lubero fustige également  l’absence des forces loyales de la RDC et de l’autorité de l’État. « J’avais suivi en 2014 l’administrateur de Lubero qui disait que lui ne contrôlait que 15% du territoire. Je pense que jusqu’aujourd’hui la situation reste la même. Le pouvoir devrait fournir beaucoup d’effort pour éradiquer les groupes armée locaux tout comme internationaux et avec ça nous devrions savoir qui définitivement est entrain d’orchestrer ces attaques ; à défaut de quoi nous ne cesserons de dire que les services Étatiques sont impliqués d’une manière ou d’une autre car la faiblesse de l’État ne doit qu’incomber qu’à l’État ».  Conclut l’Honorable KAKULE SAASITA.
Pour rappel, deux centres de traitement de la maladie à Virus Ebola ont été brulés  en février dans le territoire de Butembo. Ceci se suit souvent par la perte en vies humaines, la propagation du virus et dommage  de biens des valeurs.

RDC : Les réseaux sociaux en destruction de la culture Africaine


Dans l'ancien temps l'Afrique avait ses originalités qui caractérisaient le peuple.  Les gens avaient un mode de vie adapté à leurs cultures. Ici, des interdits planaient les coutumes et c'était facile de conduire la jeunesse vers des valeurs traditionnelles. Aujourd’hui  avec la venue des réseaux sociaux ouverts  pour toute la jeunesse, aussi un aussi une jeunesse non préparée pour son usage, l’impact négatif  se fait sentir dans l’éducation.

                                                  Comment en faire face ?
Dans une exclusivité, le Prof. APIBAMBU,  enseignant à l'Université de Kisangani a demandé aux parents de  tenir compte de l’âge de leurs  enfants avant de les autoriser  d’accéder aux réseaux sociaux. Il y a beaucoup des craintes vue que beaucoup des jeunes congolais sont sous-informés, au niveau des églises et des écoles même dans des médias il faudra informer les jeunes sur des dangers à courir si l’internet est mal exploité.  Jadis les enfants ne pouvaient pas se permettre de prononcer des choses déshonorantes  à l’espace public ils seraient frappés par la désapprobation mais aujourd’hui on se cache derrière le clavier en utilisant une fausse identité et on publie tout ce qu’on veut ; Déplore ce pédagogue.

Actuellement, des jeunes éduqués profitent de l’internet pour faire des recherches scientifiques et d’autres pour la publicité de leurs entreprises. D’autres par contre en prennent l’occasion de divulguer des messages haineux ou des images hostiles.

L’État Congolais dans son programme national d’enseignement primaire et secondaire prévoit le cours de l’éducation civique et morale pour préparer les jeunes à respecter les notions  du savoir vivre dans le pays.


Ghislain Baraka

mars 11, 2019

Goma : Marche de la société civile


La police, déjà bien armée ce matin pour sécuriser les manifestants ?

Un dispositif policier bien visible au centre-ville effraie déjà certains manifestants à 7h50. « Je me sens déjà découragé du fait que je ne vois même pas à présent aucun des organisateurs qui nous ont applé pour la manifestation » ; un gomatracien au rond-point Signers.
Comme communiqué par le président de la société civile, la marche devait commencé à 8h, heure de Goma. Placide Nzilamba a précisé le weekend dernier que les gomatraciens   devront demander aux autorités provinciales de s’impliquer pour sécuriser la ville touristique.
La marche vient de commencer à 10h et la police encadre les manifestants.
La marche devra aller du rond-point Signers jusqu’au gouvernorat.          Depuis février, selon la société civile, plus de 20 personnes ont été tuées par balles et beaucoup d’autres kidnappées dans toutes les deux communes du chef lieu de la province du Nord-Kivu.

Ghislain Baraka

Double assassinat à BUNAGANA, le bilan s'alourdit

  Meurtre par balles de deux jeunes à Rutsuru dans l'agglomération de Bunagana la nuit de vendredi à ce samedi 16 janvier. C'est à ...