avril 03, 2020

Etudiants de la RDC contre covid-19, l’ULPGL fait le premier pas


Sensibiliser sur les mesures de prévention du corona virus, devient une préoccupation de tous les leaders au monde entier. Les étudiants à la faculté de médecine à l’université libre des pays des grands lacs à Goma dans l’est de la RDC ont entamé depuis jeudi 02 avril, les activités de sensibilisation dans les marchés commerciaux de la ville de Goma. Depuis que le chef de l’Etat Congolais, Felix TSHISEKEDI a déclaré le confinement sur toute l’étendue du pays, les écoles et églises sont fermés. Il n’y a que certains marchés qui sont en activité ; les petits commerçants vivent au taux du jour. « Nous vivons au taux du jour, si nous ne venons pas vendre ici, nos enfants vont mourir de faim à la maison pendant le confinement ». Déclare une vendeuse au marché ALANINE.
Banzi A. Nathan, coordonnateur PRIMCOV
Un groupe d’étudiants initiateurs du projet de riposte à la maladie covid-19 (PRIMCOV) sensibilise dans les marchés de Goma. Ils ont été les premiers à poser le geste d’installer de tanks d’eau sur les entrées des marchés de GOMA : VIRUNGA, KITUKU, ALANINE et NYABUSHONGO. Ils souhaitent qu’à chaque entrée et sortie du marché les gens se lavent les mains pour éviter la propagation du virus à partir des mains. En plein marché, ils parlent avec les vendeurs et leurs clients sur le danger du covid-19.
Illustration étalage au marché ALANINE
Ces étudiants médecins réitèrent  les conseils de l’organisation mondiale de la santé (OMS) qui sont : Se laver régulièrement les mains avec du savon, éviter des voyages moins utiles, tousser ou éternuer dans sa manche, rester à la maison en cas lorsqu’on est malade et autres. Chaque après échange, ces jeunes engagés distribuent des dépliants portant le message sur le corona virus.
BANZI AMANI Nathan, coordonnateur du PRIMCOV lance un appel à toutes les personnes de bonne volonté, de les emboiter le pas. 
« Jusque-là nous sommes en train d’évoluer par nos propres moyens, parfois nous nous retrouvons à court de dépliants ou de l’eau dans les tanks, nous avons besoin que d’autres personnes nous soutiennent. Nous avons juste réuni peu de moyens en tant qu’étudiant. A notre niveau nous avons installé de points d’eau sur les quatre grands marchés de GOMA et ce n’est pas suffisant. Nous avons besoin d’aide ».     
PRIMCOV est un projet initié par les étudiants bénévoles de l’ULPGL/GOMA. Ces chercheurs soutenus par Goma Actif, une structure localese préoccupent de l’information  et sensibilisation sur la maladie à Covid-19 et le respect des mesures pour prévenir la maladie. Il lutte aussi contre les fake news qui engendrent la panique au sein de la population.
Ce vendredi 3 avril, la ville de Goma compte trois cas positifs du corona virus plus un à Beni. Ce rapport fait que le Nord-Kivu soit la deuxième province du pays la plus touchée par le covid-19. La RDC a, selon l’institut national de recherche biomédicale, totalisé 13 décès sur les 134 cas confirmés positifs.  

Ghislain Baraka

février 13, 2020

Festival AMANI, le gouvernement va toujours vous appuyer


« Ne découragez pas des bonnes idées, ne découragez pas notre ami Guillaume BISIMWA, le festival n’est pas du business ».
Selon le ministre national de la culture et des arts, ce festival initié au Nord-Kivu, intéresse actuellement toute la région des pays des grands lacs en général et la RDC en particulier.
Le festival AMANI commence ce vendredi 14 février à Goma dans l’est de la RDC. la RDC le soutient.
 
Photo pendant le point de presse à l’hôtel IHUSI
Le festival AMANI vient récemment d’être négativement critiqué par plusieurs acteurs de la société civile au Nord-Kivu. Jean Marie MUKUNDJI KIKUNI, délégué du gouvernement central au festival AMANI s’inscrit en faux et pense que le festival AMANI ira très loin en RDC, d’où son appel aux organisateurs de projeter les prochaines éditions dans d’autres provinces de la RDC. 
 « Le président de la RDC a dernièrement parlé d’une année des actions et plus des discours. Nous passons actuellement aux actions et les actions c’est aussi le festival AMANI ». indique le ministre de la culture et des arts pendant son speech lors du point de presse précédant la première journée du festival AMANI 2020.
Le festival AMANI qui s’organise en 7ème édition à Goma recevra plus de 35000 festivaliers locaux et étrangers à Goma, dans le Nord-Kivu.
La première journée sera agrémentée à par M’bilia Bel, une chanteuse de la Rumba Congolaise

Ghislain BARAKA

février 12, 2020

Mariage Camille Goret et Bernadette Vivuya, fruit du festival AMANI



Par Ghislain BARAKA
AMANI Festival est une organisation axée dans la culture et la promotion de la paix. Chaque année, à Goma dans l’est de la RDC, cette organisation réunit les jeunes des pays de la région des grands lacs et d’autres coins du monde. Lors de la 3ème édition en 2016, Camille Goret, journaliste français a participé pour sa première fois à cette messe culturelle, ceci est aussi sa première rencontre avec la journaliste de Goma, Bernadette Vivuya. La complicité nait de la Radio Amani, un média crée exclusivement pour relayer les activités culturelles du Festival. Au commencement de la relation, tout est discret et personne ne le médiatise, pas même dans les réseaux sociaux.  Un processus pas facile, il faut acheter des billets d’avion très souvent pour voyager et rencontrer son fiancé. Sous le témoignage de l’Etat civil (à Goma, chef-lieu de la province du Nord-Kivu), membres de famille et l’église catholique, Bernadette et Camille signent leur acte d’engagement au mariage ; Une union à vie.

Camille est né en France dans les Lisieux. Il a 36ans et Bernadette 30ans, elle est née au Congo dans la ville de BUNIA en ITURI, province voisine du Nord-Kivu.
Photo des mariés Betty et Camille 8/2/2020


L’Histoire d’amour
« Tout a commencé en Belgique au festival Esperanza où j’ai rencontré Guillaume BISIMWA, directeur du festival, comme il est directeur d’un festival il aimerait voir comment ça se passe dans d’autre festival ». Commence Camille. Esperanza est un festival qui date de plus de 20ans. C’est pourquoi aujourd’hui plusieurs organisateurs de festival d’autres pays y aillent pour puiser de l’expérience. « On a été mis en relation avant le festival, on a sympathisé, on a discuté et voilà qu’il m’a invité de venir ici à Goma, ma première fois c’est en 2016 à la 3ème édition que j’ai rencontré Bernadette ». Poursuit-il.
D’autres moments de travail ont réuni, plusieurs fois ce couple, en Europe tout comme en Afrique, l’amour a grandi et ils ont décidé de s’unir en mariage.  
En période préparatoire de la 7ème édition du festival AMANI février 2020, avec leurs membres de famille ils ont organisé les cérémonies coutumières, civiles et religieuses pour parfaire leur amour.
Cinq jours avant le festival AMANI (le 08/février), c’est la messe de bénédiction de ce mariage, à la chapelle des prêtres palottins de KESHERO, (sud de Goma) en présence des parents biologiques de Betty et de Camille, sous le parrainage de Guillaume BISIMWA, le Directeur du festival AMANI. Le prêtre célébrant a encouragé l’organisation du Festival qui a donné naissance à l’union de deux jeunes des continents différents.
Le festival AMANI est non seulement une activité de musique et dance pour la paix mais aussi un espace de partage des expériences entre festivaliers venus des pays de la région des grands lacs en Afrique et même ceux  du monde entier.
Cette activité culturelle tenue à l’est de la RDC chaque année joue un rôle de sensibilisation sur l’unité la cohabitation et la tolérance. Le Nord-Kivu est rongé depuis 1990 des tueries, massacres, tribalisme, guerres et plusieurs atrocités.


décembre 24, 2019

GOMA : Une fête avec des enfants en situation de misère à Mugunga



Pour fêter avec les enfants, encadrés à MUGUNGA par l’association salvatrice de l’humanité (ASH), une vingtaine des jeunes étudiants de l’université des pays libres des grands lacs(ULPGL) en collaboration avec  ACSF ‘’Action conjointe pour la stabilité des familles’’, ont partagé avec  des enfants non accompagnés, enfants malnutris et enfants orphelins de Mugunga-Lac vert. Ce mardi 24 décembre, plusieurs parents organisent des fêtes en famille pour la date du 25 décembre, dédiée à la fête de noël ou des enfants.  La dynamique des jeunes artisans de la paix ‘’DJAP’’, une association des étudiants de l’ULPGL, organise chaque année des visites des orphelins et des centres des enfants dont la vulnérabilité touche la sensibilité des observateurs. Cette année, accompagnée techniquement de CAAP-TUJITEGEMEE (une association qui lutte contre la misère),  cette dynamique vient d’offrir aux enfants, des denrées alimentaires de fête dans l’objectif d’éveiller la conscience de la communauté sur l’importance de partager avec des personnes vulnérables pendant les jours de fête de Noel et de nouvel an. « Nous avons cotisé pour que ces enfants puissent aussi fêter demain, c’est pour leur apporter un sourire, nous volons qu’ils puissent aussi partager demain comme tous les autres enfants de Goma, nous sommes étudiants, nous aurions voulu faire plus que ça mais nous avons fait un geste selon nos petits moyens ». Déclare Abdoul Fabien, coordonnateur de la dynamique des jeunes artisans de la paix  devant les enfants bénéficiaires.

De son coté,  David MINGINGO, de l’association salvatrice de l’humanité rappelle que les enfants sont un espoir du Congo. Il plaide auprès de la communauté internationale et à toute personne de bonne volonté de soutenir les actions de compassion aux enfants vulnérables et surtout les malnutris identifié à l’Est de la RDC.
Dans l’année 2020, CAAP-T projette suivre de près certains cas délicats de vulnérabilité pour assurer, par ses services, une vie meilleure et d’espoir.      

Ghislain Baraka  


décembre 20, 2019

Insécurité à MABANGA-NORD/GOMA. TÉMOIGNAGES:



Les bandits n'ont pas réussi leur mission de visiter des maisons. C’est dans la nuit de jeudi à ce vendredi 20 décembre 2019 au quartier Mabanga-Nord dans la commune de Karisimbi. La population vigilante a bien avant, lancé des cris d’alerte et des sifflets lorsque des suspects sillonnaient dans l’avenue KINDU quelques minutes avant minuit. Voilà qui a effrayé les bourreaux qui ont pris les larges. Un d'eux, caché dans un trou prévu pour un poteau d’électricité, a été récupéré par des jeunes en colère. Avant de le tabasser ils ont fouillé dans son sac où ils ont trouvé des vêtements de la police.
Photo Tasse de paix
« Ceci nous signifie que c’est un collaborateur des agents de l’ordre » témoigne un habitant. Les jeunes  l'ont brûlé vif sur la route à l'avenue KINDU dans le secteur BINGOMBE. Tôt le matin, une jeep de la police nationale congolaise a débarqué pour récupérer le corps. Après le départ des agents de la police, quelques jeunes ont mis le feu sur le bureau du quartier Mabanga-nord, situé en face de la paroisse catholique ‘’Notre dame d’Afrique’’. Quelques agents du bureau sous anonymat parlent d’un bilan lourd dans cet incendie ; « Il y avait dans ce bureau, deux machines ordinateurs, deux postes téléviseurs, deux boucliers pour policiers, des tables, des chaises-plastiques, des bancs, des bêches et pioches et plusieurs documents et dossiers de cette entité de base ».

La circulation et les activités ont été bloquées à la première heure sur la route Katoy,  plusieurs écoles de Katoy et Mabanga-nord (deux quartiers voisins) n’ont pas fonctionné suite à la psychose dans la matinée. Des détonations de coups de balles ont duré quelques minutes avant que la police ne disperse les manifestants qui ont barricadé la route.
C’est pour la troisième fois que ce bureau abritant la police, le chef de quartier et le service de renseignement vient d’être incendié par des manifestants qui accusent les autorités basiques du silence face aux problèmes sécuritaires du milieu.   

Ghislain Baraka

décembre 12, 2019

GOMA : Deux enfants de moins de 5 ans dans les mains des kidnappeurs, 3 semaines déjà


 Ariane BALUME de quatre ans et Josué AKSANTI de trois ans ont été kidnappés, ça fait 21 jours. Le conseil local de la jeunesse de Ndosho, un quartier de la commune de Karisimbi à Goma, a manifesté son indignation ce jeudi 12 décembre 2019.
La marche qui a commencé à Ndosho sur la route nationale numéro trois, s’est conclue au gouvernorat de la province du Nord-Kivu.
Les manifestants réclament l’implication des dirigeants de la province du Nord-Kivu pour le retour de deux enfants de moins de 5 ans kidnappés dans leur quartier depuis 3 semaines. Le président de la structure juvénile de la commune de Karisimbi révèle que les ravisseurs exigent une rançon à verser via le réseau de télécommunication airtel pour relâcher des victimes.
« Les parents de Josué et Ariane n’ont pas assez de moyen pour totaliser le montant réclamé par les ravisseurs, la jeunesse veut actuellement que les autorités politico-administratives trouvent une solution pour que ces petits enfants regagnent sains et saufs leurs familles ». Propos de Salomon BAENI après la manifestation.
Salomon BAENI, président de la jeunesse de la commune de KARISIMBI

Les jeunes manifestants ont chuté au ministère provincial de la justice, à l’assemblée provinciale et au gouvernorat du Nord-Kivu où ils ont déposé leur mémorandum. Le ministre de la justice comme le vice-président de l’assemblée provincial ont tous promis une implication de la part des autorités provinciales pour mettre fin à ce phénomène de kidnapping à l’est de la RDC.  


Publié par Ghislain BARAKA

octobre 15, 2019

Université catholique la sapientia : Rentrée académique 2019-2020


Rentrée académique à l’UCS « université catholique la Sapientia » ce mardi 15 octobre 2019, une université située au Sud de la ville de Goma, à l’est de la RDC.
 
Des nouveaux étudiants de la première année de graduat commencent, habillés en rouge et noir. Ils paraissent nombreux à 12heure, heure de la pause, à faire des mouvements sur la nouvelle belle route construite devant leur patrimoine. Les nouveaux étudiants inscrits en G1 se promènent déjà près du campus et ceux venus de l’extérieur de Goma restent à admirer la beauté du chantier de la nouvelle cathédrale en construction à côté de l’université. Nombreux parmi eux disent être heureux de débuter leurs études académiques dans cette institution aux beaux paysages du sud de la ville volcanique.

Cette université qui fonctionne depuis 2011 est située au Nord-Kivu, en ville de Goma (est de la RDC), dans la commune de Goma au quartier Keshero.
Comme dans toutes les institutions universitaires de la République démocratique du Congo la rentrée académique a été officiellement ouverte ce mardi. 


Actuellement, les institutions universitaires sont de grande importance dans la vie des jeunes de l’est du Congo, une partie du pays très citée dans des médias à cause des conflits ethniques, l'insécurité et des épidémies comme Ebola qui engouffrent les peuples du Kivu.
 



Ghislain BARAKA

Double assassinat à BUNAGANA, le bilan s'alourdit

  Meurtre par balles de deux jeunes à Rutsuru dans l'agglomération de Bunagana la nuit de vendredi à ce samedi 16 janvier. C'est à ...